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Passer de la promesse
à la preuve

La propulsion par le vent offre un levier de décarbonation concret pour le transport maritime : des réductions mesurables et prévisibles, sans dépendre de compensations carbone. Nous mesurons cet impact en tonnes de CO₂e directement évitées, avec une validation indépendante et une évaluation de l’empreinte environnementale de nos navires. Notre expérience terrain contribue aussi à faire avancer les standards de mesure de la filière. En avril 2026, nous avons présenté quatre années d’expérience opérationnelle avec Canopée à l’Organisation maritime internationale, à Londres.

Le cargo à voiles Canopée en mer, ses quatre ailes déployées, sous un ciel gris

Notre impact, mesuré
et audité

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Comparer les bonnes métriques

Le bon indicateur n'est pas le pourcentage d'utilisation des voiles, ni la réduction de consommation en valeur absolue. C'est la quantité de CO₂ émise par tonne transportée et par kilomètre parcouru. Un navire à voiles consomme moins de fioul, mais ce chiffre brut ne dit rien de son empreinte réelle comparée aux autres navires sur les mêmes routes. Face à un porte-conteneurs de 15 000 EVP, qui profite d'effets d'échelle considérables sur sa consommation par unité transportée, un petit cargo à voiles peut vite afficher un bilan moins concluant. C'est pourquoi cette métrique par tonne et par kilomètre est la seule qui permette des comparaisons honnêtes entre navires, routes et technologies.

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Choisir les bons index de référence

La métrique seule ne suffit pas. Il faut aussi une référence reconnue à laquelle se comparer. Les données publiées par certains organismes nationaux vieillissent rapidement dans un secteur en transformation.

Nous nous appuyons sur les données du Clean Cargo Working Group, publié annuellement par le Smart Freight Centre. Ce rapport agrège les données opérationnelles, vérifiées par des tiers, de 18 compagnies maritimes représentant plus de 88 % de la capacité mondiale de fret conteneurisé. Il couvre l'ensemble du spectre des émissions (CO₂, méthane, protoxyde d'azote et autres gaz à effet de serre) selon une approche Well-to-Wake, c'est-à-dire du puits pétrolier au sillage. Il est différencié par route maritime, ce qui permet des comparaisons précises entre navires opérant sur les mêmes lignes.

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Faire valider nos chiffres en externe

Notre méthodologie de calcul des émissions a fait l'objet d'une revue critique indépendante par EY, conduite sur la base de nos fichiers de calcul et de notre note méthodologique. Les marges de sécurité appliquées sont volontairement conservatrices : nos performances réelles sont probablement supérieures à ce que nous annonçons.

Nos performances techniques ont également été soumises à une due diligence indépendante par Bureau Veritas Solutions Marine & Offshore, à la demande de nos financeurs. Bureau Veritas a évalué le design de nos navires, leur efficacité énergétique et leur compatibilité avec les routes et ports ciblés, en s'appuyant sur ses propres calculs hydrodynamiques et aérodynamiques.

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Mesurer l’impact au-delà du CO₂

Réduire les émissions de CO₂ liées à l'exploitation est l'objectif principal de la propulsion vélique. Mais les émissions de CO₂ ne sont pas le seul impact d'un navire sur l'environnement. L'extraction des matières premières, la construction, l'usage de peintures avec des solvants, l'entretien, la pollution sonore sous-marine, la fin de vie : chaque étape de la vie du navire génère des impacts, parfois sur la biosphère, parfois liés à l'eutrophisation de l'eau, parfois sur la couche d'ozone.

Se concentrer sur les seules émissions de gaz à effet de serre revient à occulter d'autres aspects essentiels de l'empreinte environnementale d'un navire. C'est pourquoi, avec le cabinet EVEA et le soutien de l'ADEME, nous menons une Analyse de Cycle de Vie complète du navire Windcoop et de nos futurs navires.

C'est une approche plus exigeante qu'un simple calcul d'émissions de CO₂, mais c'est la seule méthodologie qui couvre l'ensemble des impacts environnementaux d'un navire sur l'ensemble de son cycle de vie.

Nils Joyeux, cofondateur de Zéphyr & Borée, en table ronde sur scène aux côtés de deux autres intervenants

Notre contribution à la
transformation du
secteur

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Une méthode commune pour la filière

Calculer ses propres émissions ne suffit pas si les méthodes de calcul ne sont pas partagées et reconnues à l'échelle de la filière. Avec Windship, nous avons entrepris une démarche de normalisation auprès de l'AFNOR, réunissant une quinzaine d'acteurs du secteur vélique français : armateurs, équipementiers, organismes de certification, énergéticiens et cabinets de conseil. L'objectif : créer un référentiel standardisé pour évaluer l'impact des voiles sur la réduction des émissions, utilisable dans les contrats d'affrètement.

Notre contribution propose une norme expérimentale précise : définition rigoureuse de la part vélique, méthodologie de simulation de routage sur cinq ans de données météorologiques, exigences de cohérence entre les modèles. Ce travail s'inscrit dans une chaîne de référentiels allant de Clean Cargo au GLEC Framework jusqu'à l'ISO 14083.

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Contribuer à la recherche et aux débats qui comptent

En février 2026, Simon Delvoye, ingénieur chez Zéphyr & Borée, a cosigné une étude publiée dans les actes de la conférence Wind Propulsion organisée par le RINA à Londres, en collaboration avec le RISE Research Institutes of Sweden et Becker Marine Systems. L'étude porte sur la sélection des appendices hydrodynamiques pour les navires à propulsion vélique primaire.

En avril 2026, notre cofondateur Nils Joyeux a présenté devant l'OMI à Londres quatre ans de retour d'expérience opérationnel sur Canopée, aux côtés de Simon Watin, de VPLP : comportement du navire en tempête, respect des délais, retour sur investissement, formation des équipages, économies de carburant réelles. La conclusion portée devant l'assemblée : la propulsion vélique est une solution opérationnelle et financièrement viable, qui a besoin d'un cadre réglementaire stable pour se déployer à l'échelle industrielle.


Canopée remonte un canal bordé d’arbres, ses ailes déployées

La filière nous fait
confiance

Mandats d'étude

Des institutions publiques, des ports et des organismes de financement nous confient des études sur la décarbonation du transport maritime à la voile.

La Région Bretagne nous a mandatés pour évaluer les conditions d'un report modal vers le cabotage vélique. Le Grand Port Maritime de Bordeaux, dans le cadre du programme H2 Bordeaux soutenu par la Commission européenne, nous a sélectionnés pour une étude de préfaisabilité sur la conversion d'un navire à une motorisation hybride intégrant des ailes rigides. Windship et Aquitania Ports Link nous ont retenus pour une étude technico-économique sur les conditions d'accueil du cabotage vélique dans les ports de Bayonne, Bordeaux, La Rochelle et Rochefort, dans le cadre du programme CEE REMOVE.

Reconnaissances

Canopée a reçu le Vessel of the Year 2024 lors des Marine Propulsion Maritime Decarbonisation Awards à Amsterdam. La même année, la SCLCMT, coalition de chargeurs industriels à l'origine de Macareux, a reçu le prix Transition Énergétique Maritime, décerné conjointement par l'Académie de marine et SOPER.

En juin 2026, Windcoop a remporté le Sustainable Ship Design Award, décerné dans le cadre des Breakbulk Green World Awards au salon Breakbulk Europe de Rotterdam, plus grand rassemblement mondial du fret de projet et du breakbulk. Le jury a distingué la conception du Miaraka, premier porte-conteneur à propulsion vélique au monde, face à des chantiers et armateurs internationaux.

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